Depuis le 1er janvier 2016, la mutuelle d'entreprise est obligatoire dans le secteur privé. Tout employeur doit proposer une complémentaire santé collective à ses salariés dès le premier salarié, et en financer au moins 50 %.
Pourtant, beaucoup de salariés croient pouvoir la refuser librement. De nombreux employeurs pensent aussi qu'une note de service suffit à la mettre en place. Les deux se trompent, et l'erreur se paie au premier contrôle Urssaf.
Voici ce que prévoit la réglementation en 2026 : qui est concerné, quelle couverture minimale garantir et comment mettre en place la mutuelle. Vous verrez aussi quand un avenant au contrat de travail s'impose et dans quels cas un salarié peut refuser d'adhérer.
Résumé en bref
- Obligation : depuis le 1er janvier 2016, tout employeur privé doit proposer une mutuelle d'entreprise à ses salariés, dès le premier salarié, sans aucun seuil d'effectif.
- Couverture minimale : le contrat couvre au moins le panier de soins fixé par décret. Le forfait journalier hospitalier est passé à 23 euros le 1er mars 2026.
- Financement : l'employeur prend en charge au moins 50 % de la cotisation du salarié.
- Mise en place : par accord collectif, référendum ou décision unilatérale de l'employeur (DUE). Un avenant au contrat de travail n'est nécessaire que dans trois cas.
- Dispenses et contrôle : le salarié ne peut refuser que dans des cas limités, toujours par écrit. À défaut, l'employeur s'expose à un redressement Urssaf.
Ce que dit la loi ANI sur la mutuelle d'entreprise obligatoire
L'obligation vient de l'accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2013. Il a été transposé par la loi du 14 juin 2013 sur la sécurisation de l'emploi, d'où l'expression courante de loi ANI. Entrée en vigueur le 1er janvier 2016, l'obligation figure à l'article L. 911-7 du Code de la sécurité sociale.
Les obligations de l'employeur du secteur privé sont simples à énoncer. Il doit souscrire une mutuelle d'entreprise, c'est-à-dire un contrat collectif de remboursement des frais de santé auprès d'un organisme assureur : mutuelle, institution de prévoyance ou société d'assurance. Il doit ensuite y affilier l'ensemble de ses salariés.
L'adhésion à la mutuelle s'impose des deux côtés : le salarié ne peut refuser que dans les cas prévus par les textes.
Deux points échappent toutefois à cette obligation :
- La prévoyance (décès, incapacité, invalidité). Les textes interprofessionnels ne l'imposent que pour les cadres, sous une forme particulière. Au titre de l'ANI du 17 novembre 2017, l'employeur doit y consacrer une cotisation de 1,50 % de la tranche 1 du salaire, affectée en priorité à la couverture décès. Certaines conventions collectives étendent cette obligation aux salariés non cadres : vérifiez votre branche.
- Les ayants droit (conjoint et enfants). Leur couverture reste facultative, sauf régime familial prévu par la convention collective.
La mutuelle d'entreprise est-elle obligatoire pour tous les salariés ?
Oui, sous réserve des cas de dispense présentés plus loin. Il n'existe aucun seuil d'effectif : c'est la réponse à la question la plus posée. L'obligation s'applique dès le premier salarié, à la TPE comme au groupe de dix mille. La taille de l'entreprise ne change rien, ni au principe, ni au niveau minimum de garanties.
L'obligation vise toutes les entreprises du secteur privé et les associations employeuses. Les employeurs publics relèvent d'un dispositif distinct, issu de l'ordonnance du 17 février 2021. Dans la fonction publique d'État, les premiers contrats collectifs à adhésion obligatoire ont pris effet le 1er janvier 2025, avec une participation employeur de 50 %, et le déploiement se poursuit ministère par ministère jusqu'à la fin de 2026.
Côté salariés, sont visés les CDI, les CDD, les temps partiels et les apprentis, dès le premier jour de travail.
Bon à savoir
Une entreprise peut couvrir différemment plusieurs catégories de personnel (cadres et non-cadres, par exemple), si le découpage repose sur des critères objectifs admis par la réglementation. Une mutuelle réservée à quelques salariés choisis perd son caractère collectif et ses avantages sociaux.
La couverture minimale : le panier de soins
Le contrat doit respecter le panier de soins minimum fixé par le décret n° 2014-1025 du 8 septembre 2014. Il comprend quatre garanties socles :
- Soins courants : prise en charge intégrale du ticket modérateur sur les consultations, actes et prestations remboursés par l'assurance maladie.
- Hospitalisation : remboursement intégral du forfait journalier hospitalier, sans limitation de durée.
- Dentaire : prothèses dentaires et orthodontie remboursées à hauteur d'au moins 125 % du tarif de la Sécurité sociale.
- Optique : forfait de 100 à 200 euros selon la correction, renouvelable tous les deux ans, ou tous les ans pour les mineurs et en cas d'évolution de la vue.
Depuis le 1er janvier 2021, tout contrat responsable intègre en outre le dispositif 100 % Santé. En pratique, toutes les mutuelles d'entreprise sont des contrats responsables. Ce dispositif supprime le reste à charge sur un panier d'équipements en optique, dentaire et audiologie.
Ce socle reste un minimum : il ne couvre ni les dépassements d'honoraires, ni la chambre particulière à l'hôpital, ni les médecines douces. La plupart des entreprises souscrivent donc des garanties supérieures.
À noter
Depuis le 1er mars 2026, le forfait journalier hospitalier est passé de 20 à 23 euros par jour (de 15 à 17 euros en psychiatrie), en application de l'arrêté du 27 février 2026. Un contrat qui exprime sa prise en charge en euros plutôt qu'en remboursement intégral n'est pas conforme au panier de soins : à vérifier avant de renouveler.
Qui paie quoi : participation de l'employeur et cotisations
La mutuelle d'entreprise est l'un des avantages sociaux les plus répandus, et le plus encadré. L'employeur finance au minimum 50 % de la cotisation du salarié. Le reste est prélevé sur le bulletin de paie.
Certaines conventions collectives imposent une participation patronale supérieure au minimum légal. Dans ce cas, les dispositions les plus favorables au salarié l'emportent : vérifiez le texte de votre branche avant de fixer la répartition.
Cette participation ne porte que sur la couverture du salarié. La cotisation du conjoint et des autres ayants droit reste à sa charge, sauf régime familial obligatoire.
En contrepartie, la contribution patronale bénéficie d'un régime social et fiscal favorable. Elle est exonérée de cotisations sociales dans les limites prévues et déductible du résultat. Elle reste toutefois soumise à la CSG-CRDS et, dans les entreprises d'au moins onze salariés, au forfait social de 8 %. Pour bénéficier de ces avantages, la mutuelle doit être collective et obligatoire : c'est précisément ce que vérifie l'Urssaf.
Comment mettre en place la mutuelle d'entreprise ?
L'article L. 911-1 du Code de la sécurité sociale prévoit trois modes de mise en place de la mutuelle d'entreprise, et trois seulement.
Voie | Qui décide | En pratique | Dispense « loi Évin » possible |
|---|---|---|---|
Accord collectif (branche ou entreprise) | Négociation collective | Voie la plus protectrice ; l'accord de branche s'impose à l'entreprise | Non |
Référendum | Majorité des salariés, sur un projet de l'employeur | Procédure lourde, rarement retenue | Non |
Décision unilatérale de l'employeur (DUE) | L'employeur | Voie majoritaire en TPE et PME ; écrit remis à chaque salarié | Oui, pour les salariés déjà présents si une cotisation est à leur charge |
L'accord collectif
L'accord collectif, de branche ou d'entreprise, est la voie la plus protectrice. Beaucoup de conventions imposent déjà un niveau de garanties, parfois un organisme recommandé. Un accord de branche s'impose à l'entreprise, qui doit au minimum offrir les mêmes garanties.
Le référendum
Le référendum consiste à faire approuver par la majorité des salariés un projet proposé par l'employeur. La procédure est lourde et donc rarement retenue. Elle exclut en outre la dispense de l'article 11 de la loi Évin, réservée aux salariés déjà présents lors d'une mise en place par décision unilatérale.
La décision unilatérale de l'employeur (DUE)
La décision unilatérale de l'employeur, ou DUE, reste la voie majoritaire en TPE et en PME. Elle précise :
- la nature et le niveau des prestations ;
- leurs conditions d'attribution ;
- le montant des cotisations et leur répartition ;
- les cas de dispense ouverts.
Un exemplaire est remis à chaque salarié.
Quelle que soit la voie retenue, le choix de l'assureur reste libre, même lorsque la branche en recommande un. Comparez plusieurs devis, vérifiez la conformité au panier de soins et à la convention collective, puis formalisez l'adhésion.
Attention
La DUE doit être remise individuellement à chaque salarié, pas seulement affichée ou déposée sur l'intranet. En cas de contrôle, c'est la preuve de cette remise qui est demandée : liste d'émargement ou accusé de réception électronique horodaté.
Faut-il un avenant au contrat de travail ?
En principe, non. La mutuelle se met en place par l'un des trois actes ci-dessus, jamais par le contrat de travail. Il est même déconseillé de mentionner les garanties ou le taux de participation dans le contrat individuel. Chaque changement d'assureur ou de cotisation supposerait alors un avenant signé par chaque salarié, et un seul refus bloquerait l'opération.
L'avenant au contrat de travail devient nécessaire dans trois cas :
- le contrat de travail mentionne expressément la couverture santé ou la participation patronale ;
- selon la doctrine majoritaire, lorsque la répartition des cotisations évolue au détriment du salarié ;
- un changement de catégorie professionnelle modifie le régime applicable.
Une situation proche doit être distinguée, car elle relève du refus d'adhésion et non de l'avenant. L'article 11 de la loi Évin du 31 décembre 1989 interdit de contraindre un salarié déjà présent dans l'entreprise quand la mutuelle est instaurée par décision unilatérale avec une cotisation à sa charge. Son refus doit être recueilli par écrit et conservé.
Sans cet écrit, l'Urssaf peut remettre en cause l'exonération des contributions patronales. Si le seul manquement est l'absence de demande de dispense ou de justificatif, le redressement est limité, sous conditions, à une fois et demie les sommes en cause (article L. 133-4-8 du Code de la sécurité sociale).
Peut-on refuser la mutuelle obligatoire ? Les dispenses d'adhésion
Oui, mais seulement dans des cas limités, et toujours par écrit. Ces cas d'exemption, appelés dispenses d'adhésion, sont de deux types :
- les dispenses de droit, qui s'imposent à l'employeur ;
- les dispenses facultatives, qui ne s'appliquent que si l'acte fondateur les prévoit.
La liste officielle des cas de dispense est publiée par l'administration.
Situation du salarié | Type de dispense | Texte applicable |
|---|---|---|
Bénéficiaire de la complémentaire santé solidaire (C2S, ou CSS) | De droit | Art. D. 911-2 et D. 911-3 CSS |
Couvert par une assurance individuelle au moment de la mise en place ou de l'embauche, jusqu'à l'échéance du contrat | De droit | Art. D. 911-2 et D. 911-3 CSS |
Couvert comme ayant droit par la couverture collective obligatoire de son conjoint | De droit | Art. D. 911-2 et D. 911-3 CSS |
En CDD ou contrat de mission de moins de 12 mois | Facultative | Art. D. 911-4 et R. 242-1-6 CSS |
En CDD de plus de 12 mois, avec une couverture individuelle | Facultative | Art. D. 911-4 et R. 242-1-6 CSS |
À temps partiel ou apprenti, si la cotisation atteint au moins 10 % du salaire brut | Facultative | Art. D. 911-4 et R. 242-1-6 CSS |
Présent lors d'une mise en place par DUE, avec une cotisation à sa charge | Loi Évin | Art. 11, loi du 31 décembre 1989 |
Les dispenses de droit
Certaines dispenses sont de droit : elles s'imposent à l'employeur même si l'acte fondateur ne les prévoit pas. Elles sont prévues aux articles D. 911-2 et D. 911-3 du Code de la sécurité sociale et visent notamment :
- le salarié bénéficiaire de la complémentaire santé solidaire (C2S, souvent encore appelée CSS, qui a remplacé la CMU-C et l'ACS) ;
- le salarié déjà couvert par une assurance individuelle au moment de la mise en place des garanties ou de son embauche, jusqu'à l'échéance de son contrat ;
- le salarié couvert comme ayant droit par la couverture collective obligatoire de son conjoint.
Bon à savoir
Depuis la mise à jour du BOSS du 19 avril 2024, consécutive à l'arrêt de la Cour de cassation du 7 juin 2023 (n° 21-23.743), le salarié couvert comme ayant droit peut demander une dispense même lorsque l'adhésion des ayants droit au régime de son conjoint est seulement facultative. Seul compte le caractère collectif et obligatoire du régime pour le salarié qui y ouvre droit.
Les dispenses facultatives
D'autres dispenses sont facultatives : elles ne s'appliquent que si la DUE ou l'accord les prévoit, conformément aux articles D. 911-4 et R. 242-1-6 du Code de la sécurité sociale. Elles concernent :
- le salarié en CDD ou en contrat de mission de moins de douze mois ;
- le salarié en CDD de plus de douze mois qui justifie d'une couverture individuelle ;
- le salarié à temps partiel ou l'apprenti dont la cotisation atteindrait 10 % de sa rémunération brute.
Comment demander une dispense d'adhésion à la mutuelle ?
Dans tous les cas, le salarié qui ne veut pas adhérer en fait la demande par écrit, avec un justificatif. L'acte fondateur impose généralement de la renouveler chaque année. L'employeur doit être en mesure de produire ces demandes en cas de contrôle.
En refusant, le salarié renonce à la part patronale. Comme il n'est pas affilié, il renonce aussi à la portabilité. Pour les CDD ou contrats de mission de trois mois ou moins, et pour les durées de travail de quinze heures hebdomadaires ou moins, un versement santé peut remplacer l'adhésion (art. D. 911-8 CSS).
Faire signer les documents de la mutuelle avec Youtrust
Une mutuelle d'entreprise produit beaucoup de papier. Chaque document doit être daté, signé et conservé, car c'est ce que l'Urssaf réclame en cas de contrôle.
Les documents à conserver en cas de contrôle Urssaf
L'acte de mise en place : accord collectif, projet approuvé par référendum ou DUE
La preuve de remise de la DUE à chaque salarié
Les bulletins d'adhésion à la mutuelle
Les demandes de dispense écrites et leurs justificatifs annuels
Les avenants au contrat de travail et les documents liés à un changement d'assureur
La signature électronique simplifie cette gestion. Les articles 1366 et 1367 du Code civil, complétés par le règlement européen eIDAS, donnent à l'écrit électronique la même force probante qu'au papier. Il faut pour cela que le signataire soit identifié et l'intégrité du document garantie.
L'écrit électronique a la même force probante que l'écrit sur support papier, sous réserve que puisse être dûment identifiée la personne dont il émane et qu'il soit établi et conservé dans des conditions de nature à en garantir l'intégrité.
Concrètement, une DUE contresignée en ligne, horodatée et accompagnée d'une piste d'audit constitue la preuve de remise individuelle attendue. Les bulletins d'adhésion, les demandes de dispense et les avenants au contrat de travail peuvent eux aussi être signés électroniquement.
Youtrust, la plateforme européenne de confiance digitale, compte 30 000 clients en France et en Europe. Elle propose la signature électronique simple, avancée et qualifiée, la vérification d'identité des signataires et le cachet électronique.
Ses relances automatiques facilitent la campagne annuelle de renouvellement des dispenses. Une API déclenche les envois depuis l'outil de paie ou le SIRH. Pour aller plus loin, consultez notre guide de la signature électronique RH.
Faites signer votre DUE et vos dispenses en ligne
Remise horodatée et relances automatiques des signataires

Sanctions et portabilité
Le risque de redressement
Le premier risque n'est pas une amende, mais un redressement Urssaf. Si la mutuelle perd son caractère collectif et obligatoire, l'Urssaf réintègre la contribution patronale dans l'assiette des cotisations sociales sur les années contrôlées. Le redressement peut être réduit dans les cas vus plus haut.
Un salarié resté sans couverture peut aussi saisir le conseil de prud'hommes en réparation du préjudice subi.
La portabilité et le maintien après le départ
À la sortie, la portabilité prévue à l'article L. 911-8 du Code de la sécurité sociale maintient les garanties après la rupture du contrat de travail. L'ancien salarié ne paie aucune cotisation, sauf en cas de faute lourde. La portabilité dure autant que le dernier contrat, dans la limite de douze mois, à condition que l'ancien salarié soit indemnisé par l'assurance chômage.
Au-delà, l'article 4 de la loi Évin permet aux anciens salariés retraités, invalides ou au chômage indemnisé de conserver la couverture à titre individuel. Ils doivent en faire la demande dans les six mois qui suivent la rupture du contrat ou, le cas échéant, l'expiration de la portabilité. Les tarifs sont encadrés pendant les trois premières années par le décret n° 2017-372 du 21 mars 2017.
Conclusion
Les obligations de l'employeur en matière de mutuelle d'entreprise tiennent en trois exigences : un panier de soins conforme, une participation d'au moins 50 % et un acte de mise en place correctement formalisé. C'est sur ce dernier point que se jouent les redressements. Rédigez, diffusez et faites signer vos documents avec Youtrust pour disposer d'une preuve datée le jour du contrôle.
Faites signer vos documents RH avec Youtrust
Mutuelle, avenants, dispenses : faites signer vos documents RH avec Youtrust

FAQ
À partir de combien de salariés la mutuelle est-elle obligatoire ?
Dès le premier. Il n'existe aucun seuil d'effectif. L'obligation s'applique à la TPE d'un salarié comme au groupe de plusieurs milliers, avec le même panier de soins minimum et la même participation patronale d'au moins 50 %.
Le conjoint et les enfants peuvent-ils être couverts par la mutuelle d'entreprise ?
Oui. Ils peuvent l'être par une option facultative que le salarié finance seul, ou par un régime familial obligatoire si l'acte fondateur le prévoit. Dans le premier cas, comparez avec la mutuelle du conjoint pour éviter de payer deux couvertures.
Que devient la mutuelle pendant un arrêt maladie ou un congé sans solde ?
Pendant une suspension indemnisée (arrêt maladie, congé maternité), les garanties sont maintenues et les cotisations restent dues selon la répartition habituelle. Pendant un congé non rémunéré, tout dépend de l'acte fondateur, qui peut laisser toute la cotisation à la charge du salarié.
Un dirigeant peut-il bénéficier de la mutuelle d'entreprise ?
Oui, s'il est assimilé salarié (président de SAS, gérant minoritaire de SARL) et si l'acte fondateur l'inclut dans une catégorie objective. Le gérant majoritaire, travailleur non salarié, souscrit un contrat individuel.
L'employeur peut-il changer de mutuelle d'entreprise en cours d'année ?
Oui. Depuis le 1er décembre 2020, la résiliation en cours d'année s'applique aussi aux contrats collectifs obligatoires, après douze mois d'engagement. Il faut alors modifier l'acte fondateur s'il désigne l'organisme. Ce droit appartient au seul employeur souscripteur, jamais au salarié affilié.
Le salarié peut-il choisir sa propre mutuelle ?
Non. L'employeur choisit le contrat collectif, seul ou avec les représentants du personnel. Le salarié reste libre de souscrire une surcomplémentaire individuelle.





